Agnès Buzyn fait barrière aux écrans pour les jeunes enfants

Agnès Buzyn

La ministre de la santé Agnès Buzyn, a rappelé jeudi 18 octobre 2018 à l’occasion des 10 ans de la campagne du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) visant à proscrire les écrans pour les moins de 3 ans, que l’exposition des très jeunes enfants aux écrans entraînait des risques pour le développement et la santé physique.

 

Un enjeu de santé

 

« S’il ne faut pas culpabiliser les parents, il ne faut pas ignorer les risques qui pèsent sur les jeunes enfants », a insisté Agnès Buzyn, évoquant des « conséquences sur le développement du cerveau, l’acquisition du langage et le niveau de concentration », des « troubles du sommeil et de la vision » et de « l’obésité liée à la sédentarité ». Du vendredi 19 au dimanche 21 octobre 2018, les chaînes de télévision et les radios ont relayé ce message de mise en garde brandi depuis une décennie par le Conseil supérieur de l’audiovisuel : « pas d’écran avant 3 ans ».  « Nous voyons aujourd’hui combien cette alerte était nécessaire et combien cet enjeu est toujours d’actualité », a conclu la ministre de la Santé, exprimant son « soutien sans réserve » à l’action du CSA dans ce domaine.

 

Une lutte sans merci contre la sédentarité

Au Royaume-Uni, seules 1,2 % des filles atteignent le niveau d’activité physique recommandé

L’étude, réalisée par les universités d’Exeter et de Plymouth en Angleterre, a évalué les modes de vie de 807 enfants de neuf et dix ans. Résultat : seulement 1,2 % des filles atteignaient le niveau d’activité physique recommandé d’une heure par jour, comparativement à 5,5% des garçons. « Cela a des conséquences non seulement pendant l’enfance mais aussi à l’âge adulte », déplore la directrice de la recherche, le principal souci étant la prise de poids, elle-même porteuse de nombreuses pathologies (diabète, cancer, hypertension…). Selon une autre récente étude, 53% des adolescents en surpoids ou obèses l’avaient été dès l’âge de 5 ans, et cela s’était aggravé avec l’âge. Par ailleurs, près de 90% des enfants qui étaient obèses à 3 ans souffraient ensuite de problèmes de poids lors de l’adolescence. Enfin, chez les ados obèses, l’accélération la plus spectaculaire de l’IMC, normal à la base, avait été observée entre 2 et 6 ans.

 

Photo by Max Goncharov on Unsplash

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