Après un infarctus, le sport réduit le risque de mortalité

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Après un infarctus, restez actif ! Ou devenez-le… Reprendre une activité physique 12 mois après un accident cardiaque réduirait en effet de moitié le risque de mortalité dans les 4 ans qui suivent, selon les résultats d’une étude présentée à l’EuroPrevent 2018, le congrès annuel de la Société Européenne de Cardiologie.

 

Les chercheurs de l’École supérieure suédoise des sciences du sport et de la santé de Stockholm ont mené une étude basé sur le suivi de 22.227 patients suédois, victimes d’un infarctus du myocarde entre 2005 et 2013. Les participants ont déclaré une activité physique de six à dix semaines suivant 4 degrés d’intensité : inactif, réduit, accru ou constamment actif. La durée d’entraînement était de 30 minutes ou plus.

 

Des bienfaits même en cas d’activité réduite

Les résultats de l’étude ont montré un bénéfice chez les participants pratiquant une activité physique même réduite : leur risque de mortalité est inférieur de 37 % comparativement aux sédentaires inactifs. Ce chiffre monte à 51 % pour les patients qui ont eu une activité sportive accrue. Chez les individus « constamment actifs », le risque de mortalité était réduit de 69 %.

 

« Il est bien connu que les personnes physiquement actives sont moins susceptibles d’avoir une crise cardiaque et plus susceptibles de vivre plus longtemps. », a déclaré le Dr Örjan Ekblom, professeur à l’École supérieure suédoise d’éducation physique et sportive. « Cependant, nous ne savions pas l’impact de l’exercice sur les personnes après une crise cardiaque. » En moyenne, dans les quatre ans suivant l’infarctus, la mortalité a été de 2,82% par an chez les personnes qui n’avaient pas d’activité physique et ont persisté, contre 1,14% par an chez celles qui ont «augmenté leur activité physique».

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