Le sport limiterait la survenue des crises d'épilepsie

épilepsie

Contrairement aux idées reçues, l’épilepsie, ne constitue pas une contre-indication à la pratique de certains sports. Selon une étude suédoise, l’activité physique limiterait même le risque de crise. Cette maladie neurologique chronique touche 600 000 français, dont 50% d’enfants.

 

L’Épilepsie, qu’est-ce que c’est ?

Cette affection résulte d’une excitation synchronisée et anormale d’un groupe de neurones plus ou moins étendu du cortex cérébral, qui peut secondairement se propager à d’autres zones du cerveau. Il en résulte une activité électrique – de survenue brutale, intense et prolongée – qui engendre les symptômes de la crise (mouvements involontaires, hallucinations auditives ou visuelles, absences…).

 

Le sport limiterait le risque de convulsions et les soudaines pertes de conscience.

Des médecins suédois ont réalisé une étude auprès de 1,17 million de personnes dont 6796 patients épileptiques. Ils se sont rendus compte que les patients les mieux entraînés étaient aussi les plus résistants et voyaient leur risque de déclencher une crise réduit de 79 % par rapport aux moins entraînés. Et de 36 % en comparaison avec ceux du niveau intermédiaire. Comment l’expliquer ? « En stimulant la zone motrice du cortex, l’activité physique vient rehausser le seuil d’excitabilité des neurones, anormalement bas chez la personne épileptique », explique le Pr Arnaud Biraben, neurologue au CHU Pontchaillou à Rennes, et président de la Ligue française contre l’Épilepsie (LFCE). Sports collectifs, endurance (gymnastique au sol, arts martiaux, yoga, vélo…) sont, entre autres, de bons stimulants. A bannir toutefois : les sports de combat (boxe) et toute discipline comme l’alpinisme, la natation, la plongée sous-marine et le parachutisme.

 

Interrogé sur francetvinfo.fr, le Dr Gilles Huberfeld, neurologue à l’Hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris, ajoute : « Chez certains patients, cela peut améliorer les troubles accompagnent souvent l’épilepsie : des troubles anxieux, dépressifs, du sommeil… »

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