Pollution et sport de plein air, un équilibre fragile

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L’impact de la pollution de l’air sur l’organisme a fait l’objet de nombreuses recherches. Il a été établi que les maladies cardiaques y étaient fortement liées, tandis qu’une récente étude du Lancet Neurology estime que cette pollution est associée à environ un tiers des AVC. Sportifs de plein air, que faire ?

 

Les recherches ont pu prouvé que l’exposition au dioxyde d’azote et aux particules fines (un type de pollution atmosphérique généralement émis par les véhicules à moteur) était liée à une augmentation de la taille de deux des cavités du cœur, les ventricules gauche et droit, un marqueur qui précède souvent l’insuffisance cardiaque.

La pollution devrait-elle dissuader les coureurs, cycliste et marcheurs de s’entraîner dans leur ville ?

 

La plupart des études examinant les avantages pour la santé et les risques liés à l’exercice dans des endroits où la pollution atmosphérique est élevée ont conclu que les avantages, en général, l’emportent sur les risques. Des chercheurs brésiliens ont publié récemment dans Medicine & Science in Sports & Exercise que l’exercice pouvait même protéger contre certains de ses effets néfastes, du moins chez les souris. L’exercice améliorerait en effet le stress inflammatoire et oxydatif causé par l’exposition à la pollution de l’air. Comme le soulignent les chercheurs, davantage d’études cette fois sur l’espèce humaine, sont nécessaire pour arriver à comprendre ce processus.

 

Le risque apparaît dans les villes les plus polluées du monde

 

Une autre équipe internationale de chercheurs prétend que ce n’est que dans les villes les plus polluées du monde que les avantages de l’exercice pourraient être amoindris. Mais pour la plupart des gens, dans la plupart des villes, les bienfaits du sport dépassent encore les préjudices causés par la pollution.

 

Les rues piétonnes pour purifier l’air

 

Une marche à suivre :  A Londres, Wellbeing Walk, une rue créée en 2015 pour protéger les piétons entre les stations Euston et King’s Cross, les expose à 50% moins de pollution que sur les routes principales.

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