Karen Northshield, la rage de vivre d'une athlète d'élite meurtrie

Karen Northshield

Karen Northshield se trouvait à l’aéroport de Bruxelles le Mercredi 22 mars 2016.  Cette belgo-américaine de 30 ans, était prête à partir pour les USA retrouver sa famille, quand est survenue l’attaque terroriste. Grièvement blessée, elle est à ce jour, toujours à l’hôpital. Aucun médecin ne la pensait capable de survivre à un tel choc, c’était sans compter sur une condition physique exceptionnelle et un mental d’acier. Elle a confié son histoire aux journalistes de Planet Fitness Management. Nous vous la restituons aujourd’hui.

 

Coach sportive, elle l’est toujours dans son coeur, dans ses souvenirs. Formée par Les Mills et Planet Fitness, sa réputation lui avait permis de se tisser un réseau très dense à Bruxelles. Aujourd’hui, elle est la dernière victime survivante encore à l’hôpital, un an après les tragiques évènements qui ont bouleversé la Belgique. La bombe a explosé à seulement quelques mètres d’elle. Karen s’est vue mourir et elle a dit non, avec cette force rare qui permet aux seuls battants de survivre, de se battre, jusqu’au bout. Par trois fois, son coeur s’est arrêté de battre. Par trois fois, il est reparti. Elle raconte que chaque jour depuis un an, ses larmes ont coulé. Mais pas elle.

 

“C’est irréel ce qui m’est arrivé. Sportive de haut niveau et d’une santé de fer, j’avais de belles perspectives de carrière devant moi. J’étais toujours sur mes deux jambes à donner des cours ou à coacher des gens. Aujourd’hui, je suis dépendante des médecins et des opérations multiples qui ont radicalement changé ma vie. J’ai reçu une partie de la bombe dans la jambe gauche et depuis je ne peux plus la bouger d’aucune manière. Une infection ralentit le processus de guérison et prolonge mon hospitalisation. J’essaie cependant de garder le sourire et de motiver les autres, je veux aller de l’avant. »

 

Pour le moment aucun financement du gouvernement n’aide Karen à faire face à ses dépenses de santé.  » Je n’ai pas reçu de proposition d’indemnisation acceptable vue la gravité de mes blessures et la durée de rétablissement que ça prendra. » En effet, même si beaucoup de victimes sont à indemniser, pour Karen, c’est différent. Il s’agit d’un accompagnement financier qui devra durer toute sa vie si elle n’est plus capable de travailler.

 

“On a un très bon système de sécurité sociale et médicale en Belgique, mais face aux attentats, les responsables du gouvernement belge ne prennent pas leurs responsabilités et laissent courir les choses en espérant qu’on les oublie. Quant à l’assurance de l’aéroport, ils cherchent à minimiser les dommages pour se débarrasser de l’affaire. Le montant proposé est scandaleux et ne couvre même pas 1/15e des frais médicaux des 6 premiers mois de mon hospitalisation qui sont énormes. D’autant plus que tout n’est pas couvert par la mutuelle.

 

Cela fait plus d’un an et nous n’avons toujours aucune information concernant une évolution de la situation. Je suis extrêmement déçue par les autorités belges pour leur comportement laxiste avant et après ce drame.”

 

J’ai demandé à Karen, ce que l’on pouvait faire pour l’aider. Nous lui avons proposé un soutien matériel et nous lançons aujourd’hui un appel à la solidarité du monde du fitness. Si vous souhaitez lui témoigner vos encouragements, votre amitié, votre solidarité ou votre présence, tout simplement, vous pouvez la contacter à cette adresse : knorthsh@gmail.com

 

PFM se mobilise et vous invite à partager son histoire sur les réseaux sociaux pour faire réagir le gouvernement belge et attirer son attention sur l’urgence de sa situation.

Trouvez sur rtbf.be, le documentaire le calvaire de Karen Northshield

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