Après le HIIT, voici le SMIT pour passer à la vitesse supérieure !

HIIT

Après le HIIT, voici le SMIT ! Imaginez l’intensité du HIIT multipliée par 2 et vous aurez alors une idée de cet entraînement de l’extrême, destiné à tous ceux qui veulent propulser leurs performances athlétiques au sommet.

 

Le HIIT ( High Intensity Interval training)  est devenu en 10 ans, LA référence d’entraînement grâce aux résultats rapides qu’il génère en termes de condition physique et de composition corporelle. Soutenus par la science, les effets du HIIT ont été largement prouvés pour générer des résultats spectaculaires en un temps record. Cependant, passer au niveau du SMIT (Supracximal Interval Training ou encore Speed Endurance Training) pourrait apporter des résultats encore plus spectaculaires. Nous avons rencontré Andrew Kilding, professeur agrégé à l’Université AUT basée à Auckland, pour explorer les différences entre ces deux formes d’entraînement par intervalles.

 

Les principales différences entre le HIIT et le SMIT ?

Le SMIT et le HIIT impliquent des périodes intenses d’exercices entrecoupées de périodes de récupération. La principale différence entre les deux réside dans l’intensité des pics cardio et la durée de récupération entre les intervalles. Avec le HIIT, les pratiquants effectuent généralement des efforts proches de leur capacité aérobie maximale (environ 90-100% de leur V̇O2 max). Le SMIT en revanche, exige des efforts qui les entraînent jusqu’à 130% de leur V̇O2 max, ce qu’on appelle communément exercice anaérobique ou supramaximal. En raison de son intensité très élevée, les périodes de récupération sont beaucoup plus longues entre les efforts. Les rapports travail-repos du HIIT sont habituellement de 1: 1 ou 1: 2 tandis que ceux du SMIT peuvent varier de 1: 3 à 1: 9.

 

Avantages du SMIT par rapport au HIIT

La recherche sur le SMIT n’est pas aussi avancée que pour le HIIT. Cependant, une étude a examiné les effets des deux entraînements en étudiant leur impact sur l’endurance et notamment sur les performances du sprint chez les femmes. Bien que le HIIT se soit avéré plus efficace pour améliorer les performances sur du contre-la-montre sur 3000 mètres (7,9% contre 6,2%), il n’a apporté aucun avantage supplémentaire aux performances de sprint. Quant au SMIT, il améliorait la performance au sprint de 40 mètres et la capacité à répéter ce sprint, lui donnant ainsi une gamme potentiellement plus large de résultats positifs. Attention cependant, il provoque aussi un plus grand déséquilibre physiologique en raison de la grande dette d’oxygène imposée à l’organisme. Les participants doivent impérativement observer des phases de récupération conséquentes.

 

Pour quelles disciplines ?

Comme le SMIT améliore particulièrement la performance au sprint, toutes les disciplines d’athlétisme sur courte distance, la natation, le cyclisme et la course à pieds ainsi que les sports basés sur l’anaérobie tels que l’haltérophilie bénéficient de ces effets. Il a également été démontré que le SMIT améliore la capacité à répéter un sprint donc les sports d’équipe tels que le football, le rugby, le hockey, le basketball ou le handball l’intègrent également dans leur protocole de préparation physique.

 

Le SMIT est réservé aux sportifs avertis et athlète de haut niveau

Le stress physiologique et mécanique provoqué par cet entraînement de très haute intensité peut être traumatisant pour un corps mal entraîné. Par conséquent, sa pratique est réservée aux personnes en très bonne condition physique et ayant déjà expérimenté la moyenne et la haute intensité.

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