Le marche augmente les chances de tomber enceinte chez les femmes en surpoids

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Besoin d’un coup de pouce pour tomber enceinte ? Des chercheurs de l’Université du Massachusetts Amherst se sont intéressés à l’impact de l’activité physique sur l’amélioration de la fertilité. La marche s’est avéré particulièrement bénéfique chez les femmes en surpoids ou obèses.

 

On le sait aujourd’hui, pratiquer une activité physique pendant la grossesse limite la prise de poids et atténue le risque d’apparition du diabète gestationnel. Une étude vient de démontrer qu’elle serait également bénéfique pour les femmes souhaitant accroître leurs chances de concevoir. Pour arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont étudié les dossiers médicaux de 1214 femmes en bonne santé de 18 à 40 ans ayant fait une ou deux fausses couches. Ils ont pris en compte plusieurs paramètres de leur hygiène de vie, notamment la nature des exercices physiques pratiqués par ces femmes.

 

L’indice de masse corporelle joue un rôle déterminant

Les résultats restent modérés. L’association entre la marche et la disposition à tomber enceinte varierait significativement selon l’indice de masse corporelle. Chez les femmes en surpoids ou obèses, les chercheurs notent une amélioration de la fécondité de 82% au bout de 10 minutes chaque jour.  Mais tout en précisant que ce phénomène peut s’expliquer par le fait que les femmes sportives adoptent généralement un mode de vie sain dans sa globalité. Les femmes déclarant plus de 4 heures par semaine d’activité physique vigoureuse voyaient leurs chances augmenter de 68% par rapport à celles qui n’en pratiquaient pas autant. Ces derniers notent aussi que la marche n’a eu aucun impact sur la possibilité de tomber enceinte pour les femmes qui ne sont pas en surpoids, ni d’ailleurs aucune autre activité physique.

 

« Une de nos principales conclusions est qu’il n’y avait pas de relation globale entre la plupart des types d’activité physique et la probabilité de devenir enceinte, pour les femmes qui avaient déjà eu une ou deux fausses couches, sauf pour la marche chez les femmes en surpoids ou obèses », explique Lindsey Russo, principale auteure de l’étude. « Le mode de vie est important car il peut avoir un effet au niveau moléculaire. Ce que nous mangeons et ce que nous faisons sont des facteurs potentiels que nous pouvons changer pour façonner notre santé. Ce type de recherche est donc important,car il permet de fournir des informations sur ce que les gens peuvent réellement améliorer », ajoute-t-elle.

 

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