Instagram : une appli qui nuit à l'équilibre alimentaire des femmes

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Instagram le réseau social emblématique de la génération Y, nuirait à l’équilibre alimentaire des femmes, sous couvert de leur délivrer de bons conseils pour un mode de vie plus sain. Nombreuses seraient celles à se laisser entraîner dans un tourbillon de frustrations, conduisant à des troubles du comportement alimentaire et à de multiples carences.

 

Instagram : un réseau social qui ne vous veut pas que du bien

Une récente étude réalisée par la University College London a établi un lien entre l’utilisation régulière d’Instagram par les jeunes femmes et l’orthorexie, nouveau trouble du comportement alimentaire se caractérisant par une obsession esthétique de l’intérieur du corps, qui doit être propre, sain, libéré de tous les vices inhérents à la mauvaise alimentation. Ce type de comportement obsessionnel amène à suivre à outrance les régimes les plus tendances comme le jeun intermittent, la diet paleo, le véganisme, le crudivorisme, le végétalisme, l’obsession pour l’alimentation bio…

Les principaux risques : s’exposer à de graves carences par méconnaissance des règles nutritionnelles et subir une fracture sociale et culturelle.

 

Les chercheurs ont interrogé 680 femmes, ayant un indice de masse corporel considéré comme “normal”, sur leur fréquence d’utilisation des réseaux sociaux. Publiée dans la revue National Library of Medicine, l’étude révèle que celles qui étaient le plus coutumières d’Instagram, s’exposait à un risque plus élevé d’orthorexie que sur d’autres réseaux sociaux. Le trouble en question toucherait davantage les professeures de yoga, les diététiciennes, les étudiantes en nutrition et en sport que le reste de la population.

 

Causes principales présumées : les clichés de corps parfaits – et souvent retouchées – diffusés par millions sur les réseaux sociaux et les conseils nutritionnels mal avisés d’influenceurs fascinés par leur propre corps mais dépourvus de connaissances pertinentes dans ce domaine.

 

Basé sur les données de 3 238 adultes ayant participé à l’enquête nationale de nutrition de l’organisme britannique Public Health England, un autre rapport a constaté que les femmes avaient tendance à manquer de sept des huit minéraux principaux (fer, calcium, magnésium, potassium, cuivre…), contre cinq chez les hommes. Or, ces carences peuvent se traduire par une grande fatigue, une baisse du système immunitaire, des os fragiles, voire une infertilité.

 

Sources : maxisciences.com

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