Le mouvement sportif français se mobilise et lance une pétition

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Le mouvement sportif est en ébullition après l’annonce faite par le gouvernement d’une diminution de 6% du budget alloué au ministère des sports ainsi que la suppression de 1600 emplois aidés. En signe de contestation, une pétition a été mise en ligne sur le site du Comité National Olympique Sportif Français (CNOSF) en ce jour d’ouverture de la première fête du sport, trois jours de célébration nationale mise en place par l’ancienne ministre Laura Flessel et destinée à développer et promouvoir les activités physiques et sportives. Une édition placée sous le signe de la polémique.

 

 « Sport pour tous, tous pour le sport »

 

« Nous, sportifs, dirigeants de clubs, bénévoles, passionnés, citoyens, demandons que le sport bénéficie de moyens à hauteur de ces apports humains, économiques et sociétaux. Pour que le sport compte, je signe« .

 

« Le sport, c’est 17 millions de licenciés et 35 millions de pratiquants, soit plus d’un Français sur deux. Le sport, c’est une explosion de revenus générés grâce aux plus grandes compétitions, tant sur le plan des droits que sur celui des paris sportifs dont les mises ont atteint 6 milliards d’euros cette année. Les salaires et donc les impôts sur le revenu au bénéfice de l’État s’envolent dans le football mais aussi dans le rugby. Les grands événements sportifs organisés dans notre pays depuis 2010 génèrent des retombées économiques toujours plus importantes. Sans compter les impacts du sport sur tous les segments de la société, par l’insertion, la santé, l’éducation, la mixité, l’inclusion… Le sport, c’est 2% du PIB.

Une part qui ne cesse d’augmenter. Et pourtant, le sport, c’est à peine 0,4% du budget de notre nation (professeurs d’EPS compris). Et ses crédits sont toujours un peu plus orientés à la baisse. Comment comprendre que ce qui touche des ­millions de personnes, venues célébrer dans la rue les étoiles accrochées par des champions formés par des bénévoles passionnés dans des clubs de quartier ou de villages, ne soit pas mieux considéré? Pourquoi le sport ne récolte-t-il pas les justes bénéfices de ce qu’il rapporte à l’Etat et à la société? Pourquoi la part des paris sportifs n’augmente-t-elle pas en retour pour venir financer un ­système de formation unique? Nous demandons aux ­parlementaires et au gouvernement de reverser au mouvement sportif la part de cette croissance qui lui revient.

Pour que la France devienne la nation sportive que le président de la République appelle de ses vœux, il devient urgent de trouver un financement à la hauteur de ce que représente le sport français. Le sport compte. C’est le compte qui n’y est pas. Pour que le sport finance le sport. »

 

Voici la tribune lu devant les journalistes par le président du CNOSF, Denis Masseglia, après un conseil d’administration et un congrès du comité olympique, réunissant les fédérations sportives.

 

 

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