Pompes : 3 manières d'améliorer sa technique

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Faire des pompes oui, mais pas n’importe comment. Alex Hernandez, instructeur et trainer LES MILLS, et Master Trainer pour la marque Triggerpoint, nous explique comment corriger certaines erreurs techniques qui freinent les performances et favorisent les blessures.

 

#1 : Les pompes à genoux

Beaucoup de gens ont appris à faire des pompes à genoux avec les pieds en l’air, probablement parce que le bas de la jambe est considéré comme un contrepoids à la partie supérieure du corps et facilite la remontée. Vous devriez pourtant perdre cette habitude :

 

  • La répartition de la masse dans notre corps est telle que la masse de la jambe inférieure est minuscule par rapport à la masse du haut du corps. En échange du faible gain de l’effet de contrepoids, vous êtes essentiellement en train d’écraser vos genoux sur le sol. L’effet de balancement nécessite que l’articulation du genou fasse office de point d’appui au sol. Or, la rotule, flotte devant l’articulation et, lorsque vous vous balancez sur le genou, elle est écrasée, provoquant une gêne et éventuellement une douleur.
  • Si vos genoux sont les deux seuls points de contact sur le sol, vous serez instable et cette instabilité peut détourner votre attention du mouvement de poussée, car vous vous focalisez sur le fait de ne pas tomber.

 

 

Solution

Plutôt que de garder vos pieds en l’air, placez vos orteils sur le sol, vous constaterez que la tubérosité tibiale (la tête de l’os dans la partie inférieure de votre jambe) entre en contact avec le sol plutôt qu’avec la rotule. Et les quatre points de contact (genoux et orteils) stabiliseront le corps en entier. Vous pourrez donc isoler les bras et la poitrine.

 

# 2: Les pompes en position T

Pour la plupart des gens, une position de pompe ou push-up, correspond à la forme d’une lettre majuscule T : les bras sont alignés avec les épaules.

 

 

Dans cette position, le mouvement est en dehors de la ligne d’action des muscles pectoraux, de sorte que le deltoïde antérieur et les muscles de l’épaule deviennent les principaux moteurs. Comme les muscles des épaules sont relativement plus faibles que ceux des pectoraux, la force générée est moindre. Donc, si vous choisissez de faire des pompes en position T, vous aurez du mal à faire des pompes sur les orteils, ou du moins, vous vous fatiguerez plus vite.

 

Au lieu de penser à un T, il est préférable de reproduire une position plus proche de la forme d’une flèche.

 

 

Lorsque vos bras sont dans cette position, les mains sont alignées sur le centre de la poitrine et le mouvement est dans la ligne d’action des pectoraux. Cela permet aux plus gros muscles de la poitrine de prendre le relais et à ceux des épaules d’assurer la stabilisation. Lorsque les gros muscles de la poitrine sont sollicités, il devient plus facile de faire des pompes sur les orteils et vous vous fatiguez moins vite.

 

#3: Des pompes pour les débutants

 

Si vous avez vraiment du mal à faire des pompes sur vos orteils, essayez cette position :

Commencez en position de planche avec vos genoux relevés et abaissez-vous. Placez vos genoux sur le sol et remontez jusqu’à ce que vos bras soient tendus. Soulevez vos genoux et répétez.

Pourquoi ça marche ? On part d’un principe d’entraînement bien connu : vos muscles sont plus forts lorsqu’ils sont en extension qu’en se contractant. En suivant cette technique, vous progresserez plus rapidement et vous gagnerez en confiance. Après un certain temps, vous pourrez alterner avec des pompes complètes.

 

Alex Hernandez est trainer en BODYPUMP et LES MILLS GRIT. Basé en Caroline du Nord, il enseigne également BODYCOMBAT, BODYJAM et BODYBALANCE.

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