La pratique sportive limite le risque de décès prématurés chez les consommateurs d'alcool

consommation d'alcool

Un peu (beaucoup) de sport tous les jours pour compenser la consommation d’alcool. Voici ce que suggère une étude publiée en août 2016 dans le British Journal of Sports and Medicine. Un article à lire pour affronter dignement le week end et ses excès ! Tout l’enjeu : se débarrasser en partie des effets néfastes de l’alcool, en allant piquer un run ou en faisant un détour à la salle de sport en rentrant du marché. Une précision d’emblée : Ceci est loin d’être une autorisation à boire. 

 

En effet, le message des chercheurs étant « qu’une consommation d’alcool modérée est acceptable tant qu’elle est accompagnée d’une pratique sportive régulière.»  Ils ont en effet découvert que le « sur-risque » de décès chez les buveurs était diminué chez ceux pratiquant « au moins 150 minutes d’activité physique modérée ou intense par semaine ».

 

L’étude se base sur les réponses données par 36.370 Britanniques de plus de 40 ans à des questionnaires de santé entre 1994 et 2006. Les chercheurs en ont déduit l’existence d’un lien entre la pratique de 150 minutes d’activité physique par semaine, durée recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), et la diminution des décès liés à la consommation d’alcool. Le Pr Emmanuel Stamatakis (Université de Sydney) s’en tient aux faits : «Cette étude montre que parmi les sujets qui buvaient de l’alcool, ceux qui pratiquaient une activité physique régulière étaient globalement en meilleure santé que ceux qui ne pratiquaient aucune activité.»

 

Les auteurs tiennent à modérer leurs résultats en précisant qu’il s’agit seulement d’une étude «d’observation». Ils n’avaient en effet aucune information sur l’alimentation des sondés, ce qui constituait une contrainte dans la précision de leur analyse. Or, Les gens actifs physiquement ont en général une alimentation plus saine. «Cependant de nombreuses variables, dont la classe sociale et d’autres facteurs liés à l’hygiène de vie comme le tabagisme, ont été pris en compte afin de minimiser l’influence de cette contrainte», tient à préciser le Pr Stamatakis.

 

Pour le Pr Simon, alcoologue à l’ANPAA (Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie) “il faut rappeler que le risque de décès par cancer est plus élevé chez les buveurs d’alcool, même lorsqu’ils boivent avec modération». Il ajoute « qu’on ne peut pas certifier que le sport compense les effets toxiques de l’alcool, tels que les maladies du foie, les problèmes musculaires ou les pathologies mentales».

 

Et puis conducteurs fêtards souvenez-vous : pas plus de deux verres d’alcool avant de prendre le volant sous peine de vous déplacer à pieds pendant quelques semaines…

 

 

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