Les réseaux sociaux développent la communauté des sportifs

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Partager ses performances sportives sur les réseaux sociaux, seraient devenus un accélérateur de motivation. Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology ont en effet pu établir que l’exercice physique, en particulier la course à pied, serait devenu « socialement contagieux ».

 

L’ étude menée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT, Cambridge, États-Unis), et publiée en avril 2017 sur le site Nature Research a suivi pendant 5 ans plus d’un million d’individus. Les données récoltées concernaient les types d’exercices quotidiens effectués, l’endroit où ils sont pratiqués ainsi que les liens des pratiquants avec les réseaux sociaux spécialisés dans le partage des données. Une somme d’informations cumulant 350 millions de kilomètres parcourus par les fans de running. Résultat : « Les runners utilisent des applications pour mesurer, enregistrer et comparer combien de fois ils courent, jusqu’où et à quelle vitesse”, constatent les chercheurs.

 

Une tendance qui pousserait chacun à se comparer aux autres dans une course à la performance. En effet, selon leur étude, un tel échange d’informations entre coureurs aurait un impact réel et mesurable. Autrement dit, “les gens courent plus quand leurs amis courent plus. Et lorsqu’ils les voient courir plus vite, ils se poussent à en faire autant”, relèvent les auteurs de l’étude. L’offre des applications dans la pratique sportive est vaste et facilite cette course à la performance. On peut y afficher ses entraînements, créer des groupes, se donner des rendez-vous, trouver des partenaires d’entraînement, faire des challenges mensuels, hebdomadaires, créer des segments de course communautaires sur des parcours pour établir des classements accessibles à tous les membres du site ou de l’application. L’internaute y retrouve des courbes de vitesse, de dénivelé, de fréquence cardiaque, des temps par kilomètre…

 

Un point non négligeable mis en valeur par l’étude : une différence notable dans la façon dont s’exerce cette pression sociale chez les hommes ou chez les femmes. Si les comportements sportifs des premiers ont tendance à se calquer sur les performances de leurs amis, qu’ils soient masculins ou féminins, ceux des femmes en revanche n’étaient influencés que par les données de leurs amies.

 

Pour les auteurs, cette étude apporte la première preuve solide que les habitudes concernant la santé peuvent se propager via l’influence des réseaux sociaux.

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