Le Royaume-Uni champion d'Europe du taux d'obésité

obésité

Le Royaume-Uni est le pays d’Europe où le taux d’obésité est le plus élevé. Selon le National Health Service, un quart des enfants britanniques seraient en surpoids ou obèses et six adultes sur 10, ce qui ferait de la Grande-Bretagne, le pays plus touché par l’obésité. Les frais médicaux liés à ce problème de santé publique représenteraient 5 milliards de livres (6,3 millions d’euros) par an.

 

Rien qu’en Angleterre, le niveau d’activité physique des adultes est préoccupant. La sédentarité se propage de manière inquiétante puisqu’on estime à 6 millions, le nombre d’anglais âgés de 40 à 60 ans qui marchent moins de dix minutes consécutives tous les mois, rapporte le Public Health England (PHE). Cela représente 41 % de cette classe d’âge avec des conséquences graves sur l’état de santé d’une large partie de la population : problèmes cardiovasculaires, diabètes, cancer…

 

Un article de Mediapart s’intéresse en profondeur au phénomène et en donne des éléments d’analyse. Les taux d’obésité croissants seraient la conséquence de « la modification des comportements alimentaires (grignotage, perte du rythme des repas, évolution du goût), de la sédentarisation accrue des modes de vie (privée et professionnelle), du manque d’activité physique et sportive, du mauvais apport nutritionnel des produits agroalimentaires et autre junk food (trop haute teneur en sel, en graisse ou en sucre ; portions trop importantes), et de l’influence néfaste de la publicité sur la construction de l’« idée alimentaire » chez les enfants, etc. »

 

Pour lutter contre l’épidémie qui condamne les britanniques à être 90 % d’ adultes en surpoids à l’horizon 2050, le gouvernement a demandé aux restaurateurs de faire des portions plus petites pour responsabiliser l’ensemble de la société, à commencer par les fournisseurs de service. La taille des portions devra notamment être réduite de 20%. Pas d’obligations, mais la menace implicite d’une mauvaise publicité pour ceux qui refuseraient de suivre le mouvement. En effet, un site internet recense les réfractaires et les bons élèves, de sorte que les gens se dirigeront (ou pas) vers les établissements qui proposeront les repas les plus sains.

 

Objectif 2018 : Introduction de la taxe sur les boissons sucrées…

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