Sédentarité et inactivité physique : 1 femme sur 5 serait concernée

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Selon une étude publiée par l’agence sanitaire Santé Publique France, la sédentarité touche de plus en plus de français, notamment les femmes. La principale raison est le temps, chaque jour grandissant, passé quotidiennement devant les écrans.

 

Depuis 2006, cette durée quotidienne moyenne a augmenté de 53% (+ 44% pour les hommes et + 66% pour les femmes), passant de 3 heures 10 par jour à 5 heures 07, explique à l’AFP le chercheur Benoît Salanave, co-auteur de cette étude nommée Esteban (Etude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition). La proportion d’adultes passant 3 heures ou plus devant leur écran aurait atteint 80% en 2015. Selon le chercheur, « chez les enfants, parmi lesquels l’activité physique n’a guère progressé et même s’est dégradée chez les 6-10 ans, le temps passé devant les écrans augmente quel que soit l’âge ».

 

L’étude a été réalisée d’avril 2014 à mars 2016, en France métropolitaine sur un échantillon national représentatif de 2.678 adultes et 1.182 enfants de 6 à 17 ans.

 

Les femmes seraient particulièrement touchées

En 10 ans, la proportion de femmes physiquement actives a baissé de 16 % alors que les femmes âgées de 40 à 54 ans sont les plus concernées (- 22 %). Dans le même temps, entre 2006 et 2015, la proportion d’hommes physiquement actifs a augmenté de 10 %, essentiellement parmi les 40-54 ans.

 

Santé Publique France rappelle que l’inactivité physique est « le quatrième facteur de risques de maladies non transmissibles (diabète, maladies cardiovasculaires, certains cancers…) impliquées dans plus de trois millions de morts évitables chaque année ».

 

Selon les recommandations de l’OMS, il faudrait pratiquer « 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée » par semaine, ou au moins « 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue ». En 2015, 61 % des adultes français de 18 à 74 ans satisfaisaient à cette recommandation. Un taux qui reste supérieur à ceux relevés aux États-Unis (52 %) et en Australie (53 %).

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