Nutri-Score, un nouvel étiquetage pour limiter l'obésité

Nutri-Score

Le gouvernement a signé mardi 31 octobre l’arrêté d’application de Nutri-Score, nouveau système d’étiquetage des aliments. Missions du dispositif : informer les consommateurs de la qualité nutritionnelle des produits alimentaires transformés et des boissons non alcoolisées. Ce repère graphique coloré à l’adresse de la population, est sensé inciter les industriels à améliorer la qualité de leurs produits, mais sa limite est de taille : l’information communiquée par les fabricants et les distributeurs, est facultative.

 

Conçu par Santé Publique France, ce code cinq couleurs, du vert foncé (A) à l’orange foncé (E) prend en compte, pour 100 grammes de produit, sa teneur en nutriments et en aliments considérés comme pour la santé (fibres, protéines, fruits, légumes), et à l’inverse, ceux qui sont à limiter (sucre, sel, acides gras saturés). Nutri-Score répond à trois objectifs « renseigner le consommateur sur la qualité globale des aliments, inciter les industriels à améliorer la qualité de leurs aliments, en les reformulant, et faciliter le conseil nutritionnel pour les cadres de santé », a expliqué Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, lors d’une conférence de presse.

 

L’industrie agro-alimentaire a combattu avec rage contre cet étiquetage qui en dissuadera plus d’un… Si Auchan, Intermarché, Danone, Mc Cain, Leclerc et Fleury-Michon se sont pourtant engagés à adopter Nutri-score, d’autres grandes marques comme Coca-Cola, Mars, Mondelez, Nestlé, PepsiCo et Unilever ont annoncé au premier trimestre 2017, leur intention d’utiliser leur propre système d’étiquetage, le Nutri-couleurs, des références complexes qui vise à brouiller les pistes. « L’émulation naturelle entre les marques aboutira à ce que ce logo soit promu et choisi par les industriels », assure Agnès Buzyn estimant qu’existe également un « vecteur de pression par le consommateur ».

0 J'aime
0 Je n'aime pas