Tout savoir sur l'alcool avant cette période fêtes endiablées

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D’une manière ou d’une autre, comme par magie, le Nouvel An est devenu le symbole du nouveau départ. Des objectifs sont fixés, des plans sont élaborés et les bonnes intentions abondent. Cependant, comme la plupart d’entre nous le savent, peu de gens se tiennent à ces résolutions plus de quelques semaines. Pourquoi ? Les modèles de comportement établis sont extrêmement difficiles à briser. Alors entamez un processus de changement progressif et ne multipliez pas les excès et les gueules de bois pendant la saison des fêtes en vous disant qu’au 1er janvier, promis ce sera fini !

 

Quels sont réellement les effets de l’alcool ?

Connaître ses effets néfastes pour le corps peut aider à changer notre rapport à l’alcool (éthanol), qui est en fait un dépresseur neuronal et une toxine. S’il est aussi largement consommé c’est surtout parce son effet est immédiat et procure une sensation d’euphorie et de relaxation à court terme. Idéal après une dure journée au bureau… Mais au moment où le plaisir commence, l’alcool est en train de faire basculer le cerveau dans une spirale dangereuse et parfois mortelle. L’effet dépressif de l’alcool agit d’abord sur les parties inhibitrices du cerveau – celles qui contrôlent normalement votre prudence. Comme beaucoup d’entre nous l’ont appris après seulement quelques verres, des choses folles peuvent être dites et surtout être faites. Dans le même temps, la libido connaît un essor soudain.

 

Qu’est-ce qu’une gueule de bois ?

Une gueule de bois est la combinaison des effets durables de l’inhibition sur l’activité cérébrale, des toxines produites par le métabolisme de l’alcool, de la déshydratation et du manque de sommeil. Malgré la myriade de remèdes populaires, seuls la réhydratation et le temps (sommeil compris) peuvent véritablement guérir cet état passager mais néanmoins pénible.

 

Et compenser par le sport ?

Cela peut nous donner bonne conscience après une nuit d’excès, mais en réalité ce n’est pas une bonne idée de faire de l’exercice en ayant la gueule de bois. Même une déshydratation modeste compromettra la performance et la capacité de jugement, essentielle lors d’un entraînement ou d’une compétition. Ainsi, aucune quantité d’exercice post-consommation excessive ne sera suffisante pour réparer les dégâts causés la nuit précédente.

 

Pourquoi ne pas boire un verre après une session de sport ?

Après l’exercice, les processus de réparation prennent plusieurs heures et même parfois plusieurs jours. Les effets déshydratants de l’alcool et sa capacité à altérer la fonction hépatique compromettent notre capacité à reconstituer les réserves de glycogène (sucre) nécessaires à l’activité aérobie. L’alcool interfère également directement avec les voies de synthèse des protéines dans le muscle, ce qui réduit la capacité de réparation et de reconstruction des muscles après l’effort. Boire un verre après l’effort n’est donc pas la bonne solution si vous souhaitez une récupération optimale.

 

Mais des recherches ont montré qu’une quantité modeste d’alcool pouvait être bénéfique à l’organisme…

Hélas, pas vraiment. En essayant d’expliquer pourquoi les Français ont des taux de cardiopathie plus faibles que ceux de la population américaine, les chercheurs se sont tout d’abord intéressés aux différences de consommation de vin rouge. On sait que de faibles quantités d’alcool, et pas seulement de vin rouge, améliorent le taux de bon cholestérol (HDL-cholestérol) et peuvent améliorer le flux sanguin. Cependant, d’autres différences majeures entre les populations ont été ignorées. Les Français étaient beaucoup plus minces et en meilleure forme physique que la population américaine. Parmi toutes les études détaillées sur la population, l’exercice (ou la condition physique) apparaît comme le facteur prédictif le plus important de la santé cardiaque à long terme. Bien plus important que le vin rouge. Cela implique simplement plus d’efforts et de détermination.

 

 

Le professeur David Cameron-Smith est australien et vit en Nouvelle-Zélande. Il est titulaire d’un doctorat en biochimie nutritionnelle à l’Université Deakin et a suivi une formation postdoctorale à l’Hôpital Royal Prince Alfred, à Sydney. Ses recherches portent notamment sur l’importance de la nutrition pour le maintien d’une santé optimale et son impact sur la régulation de la fonction musculaire.

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