La Vitamine C est la star de l'hiver... pour quelles raisons ?

vitamine C

A l’approche de l’hiver, il est tentant de se poser quelques questions sur le rôle que peut jouer la vitamine C pour parer aux maladies de saison. Voici donc les réponses de Margreet Vissers, co-auteure d’une large étude sur l’impact de la vitamine C sur le corps humain, réalisée par le Centre de Recherche sur les Radicaux Libres de l’Université de Otago en Nouvelle Zélande.

 

La vitamine C peut-elle prévenir le rhume ?

Pas vraiment. Une importante étude réalisée en Nouvelle Zélande, analysant l’ensemble de la base de données sur la santé de la Bibliothèque Cochrane a examiné toutes les recherches engagées sur l’impact de la prise de suppléments sur une maladie comme le rhume. Les résultats ont montré que si vous prenez régulièrement des suppléments de vitamine C, vous aurez probablement le même nombre de rhumes mais ils dureront moins longtemps. En revanche, les adeptes de l’effort intense y compris les marathoniens et les skieurs réduisent de moitié leur risque de contracter un rhume. Le rapport Cochrane démontre aussi que la prise de fortes doses de vitamine C après l’apparition des symptômes du rhume n’aura pas un effet systématique sur la durée ou la gravité de la maladie.

 

Pourquoi la vitamine C est-elle si importante ?

La vitamine C est un antioxydant important, qui aide à contrer les effets nocifs des radicaux libres associés aux dommages cellulaires et maladies connexes. Étonnamment, de nombreux animaux produisent leur propre vitamine C grâce à leurs reins ou leur foie. Les humains ont simplement perdu la capacité de le faire, car il n’y avait pas de réels avantages sur le plan de l’évolution, étant donné qu’une quantité suffisante de vitamine C pouvait provenir de leur alimentation. La recherche a montré que la vitamine C joue un rôle clé dans de nombreux processus enzymatiques du corps. Elles couvrent toute une série d’activités biologiques, de la croissance des vaisseaux sanguins à la régulation de notre code génétique. La vitamine C est au cœur de presque toutes les fonctions biologiques que nous connaissons. Les niveaux de vitamine C sont étroitement régulés par les reins, qui l’absorbent et la remettent en circulation. Tout excès est excrété sous forme d’urine.

 

De quelle quantité de vitamine C avons-nous besoin, et quelles sont les meilleures sources ?

Les experts recommandent pour une personne en bonne santé de consommer 200 mg de vitamine C chaque jour. Deux kiwis (180 mg), trois oranges (210 mg), des fraises (80 mg / portion), la patate douce (66 mg / portion), le brocoli (93 mg / portion) et le chou rouge cru (50 mg / portion) sont des aliments riches en vitamine C. En revanche, les bananes, les pommes, les carottes et les épinards sont assez pauvres.

 

Quel est le plus efficace : suppléments ou aliments ?

Il n’y a aucune différence dans la qualité de la vitamine C que vous l’absorbiez en gélule ou par la nourriture. Si vous mangez sainement, c’est à dire cinq portions de fruits et légumes par jour, vous n’avez pas besoin de supplément. Étant donné que notre corps se débarrasse très rapidement de la vitamine C, la meilleure politique consiste à prendre de petites doses régulières de complément pour rester au top de sa forme. Mais n’en faites pas trop, si le surdosage n’est pas vraiment un problème, trop de vitamine C peut provoquer des effets secondaires désagréables, comme des nausées et de l’insomnie.

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