L’activité physique pratiquée pendant l’enfance protège les enfants sur le long terme

L’activité physique pratiquée pendant l’enfance protège les enfants sur le long terme

Des chercheurs estiment que l’activité physique pratiquée pendant l’enfance peut compenser les effets négatifs d’un régime alimentaire riche en graisses dans les années qui suivent. Encore mieux, ils considèrent que les os possèdent une « mémoire » des effets bénéfiques du sport et que celle-ci garde une influence durable sur le métabolisme.

 

 

Des chercheurs de l’université d’Auckland affirment dans une récente étude que pratiquer une activité physique dès l’enfance permettrait de contrecarrer certains effets nocifs d’un régime riche en matières grasses dans les années qui suivent. Plus particulièrement, ils ont constaté que les os possèdent une « mémoire » des effets bénéfiques de l’exercice physique longtemps après l’arrêt de celui-ci et que cette mémoire osseuse continue de changer la façon dont le corps métabolise un régime alimentaire à forte teneur en matières grasses.

 

L’inflammation de l’organisme est diminuée

L’équipe de recherche a comparé la santé osseuse et le métabolisme de rats dans différentes conditions d’alimentation et d’exercice. Les animaux ont été répartis en trois groupes : des rats recevaient un régime riche en matières grasses et une roue pour de l’exercice dans leur cage, un régime riche en matières grasses mais pas de roue ou un régime alimentaire classique et pas de roue.

 

Ils ont constaté que dans le premier groupe de rats, leur activité physique supplémentaire a provoqué la baisse de l’expression des gènes liés à l’inflammation, malgré leur alimentation. Ce type de régime au début de la vie est en effet connu pour augmenter l’activité de gènes qui provoquent cette inflammation. Cette dernière est une réponse naturelle du corps en cas d’infections ou de blessures.

 

Mais une inflammation provoquée par une mauvaise alimentation sur la durée peut endommager des cellules et tissus du corps et ainsi augmenter le risque d’obésité, de maladies cardiaques, de cancers et d’autres maladies. L’activité physique a également modifié la façon dont les os de rats ont métabolisé l’énergie des aliments en réduisant la réponse du corps, l’inflammation, en réponse à un régime alimentaire à haute teneur en calories.

 

« Ces changements ont duré longtemps après que les rats ont cessé de faire cet exercice dans leur milieu de vie », explique le Dr Justin O’Sullivan, principal auteur de l’étude. « La moelle osseuse portait une ‘mémoire’ des effets de l’exercice. C’est la première démonstration d’un effet durable de l’exercice passé la puberté. Les rats ont toujours grossi, mais l’exercice a permis le fait que, même s’ils prennent du poids, ils n’ont pas le même profil d’effets négatifs communs avec un régime alimentaire très gras. »

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