Les endorphines : l’ivresse du sportif

You are currently viewing Les endorphines : l’ivresse du sportif

Certains sports favorisent une sécrétion élevée d’endorphines, ces opiacés naturels fabriqués par le corps lors d’un effort long et intense, c’est-à-dire plus de 30-40 minutes à 60 % de la VMA (vitesse maximale aérobie). De la même famille que les opiacés, la morphine et l’opium, ces molécules dites « du bonheur » vont participer à un phénomène bien connu des joggeurs : « l’ivresse du sportif « .

ENDORPHINES : DES EFFETS ANXIOLYTIQUES ET ANTI-FATIGUE

Tous les sports permettent de produire des endorphines mais plus particulièrement les sports d’endurance : course à pied, vélo, natation, sports collectifs… Au bout de 30 à 40 minutes d’effort, cette hormone va provoquer une sensation de bien-être, qui peut même rendre euphorique et donner un sentiment de puissance à certains. Elle contribue à diminuer le stress, dissout les émotions négatives et surtout, possède un formidable effet anti-douleur.

Avec ou sans dépendance ?

Si aucune dépendance physique aux endorphines n’est établie, la science a relevé une dépendance psychologique. Le processus est simple : Peu à peu, l’organisme va vouloir répéter à l’infini cette sensation de plaisir et il lui faudra pratiquer du sport de plus en plus souvent, de façon plus intense, pour que ces effets neurobiologiques se fassent à nouveau sentir. Une obsession de l’entraînement peut alors s’installer. Et cette obsession, lorsqu’elle est compulsive et irrépressible au quotidien se nomme « bigorexie », maladie reconnue depuis 2011 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). « Le malade a une absence de toute considération raisonnée vis-à-vis de l’activité sportive », explique Joffrey Drigny, médecin du sport au CHU de Caen. Selon un rapport de l’Inserm publié en 2008, cette maladie concernerait 4% (seulement) de la population.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Il existe une newsletter dont vous pourrez tomber amoureux ! OUI OUI ! Cliquez ci-dessous, vous verrez par vous même !

Florence Bonnardel

Rédactrice, L’humain me nourrit, chaque jour. J’aime recueillir les témoignages, inventer des histoires et trouver la poésie partout où elle se cache. D’un optimisme interminable, je laisse la vie me surprendre avec son lot de nouveaux défis. Mon rêve : faire le tour du monde à vélo… En attendant, j’enchaîne les cours de SPRINT !
0 0 votes
Évaluation article
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Feedback en ligne
Voir tous les commentaires