L'arrêt du sport modifie en dix jours l'activité cérébrale

activité cérébrale

Les bienfaits de la pratique sportive sur le fonctionnement cérébral sont désormais bien connus. Des chercheurs américains ont voulu observer les conséquences de l’arrêt de l’activité physique sur le fonctionnement du cerveau. Les résultats de leur recherche sont parus dans le journal Frontiers in Neuroscience.

 

L’influence d’une pratique sportive régulière sur le cerveau se verrait à l’oeil nu, c’est ce que Gaël Chételat, directrice de recherche à l’Inserm, a conclu au terme d’une étude passant au crible une cinquantaine d’IRM cérébraux de personnes seniors âgées de 72 ans en moyenne. « Les plus actifs avaient un volume cérébral plus important, notamment dans les zones habituellement les plus touchées par les lésions dues aux maladies neurodégénératives », constate-t-elle. Plus surprenant encore – et contrairement à ce que les spécialistes ont longtemps cru -, des neurones continuent à se former à l’âge adulte (neurogenèse) dans deux zones précises du cerveau, dont l’hippocampe, essentielle pour l’apprentissage et la mémoire.

 

 

Dix jours d’inactivité physique

Les chercheurs du département de kinésiologie de l’université du Maryland aux États-Unis ont mené leur étude sur des membres d’un club de course à pied, âgés de plus de 50 ans, sportifs d’endurance depuis au moins 15 ans. Pendant dix jours, ils ont interrompu totalement leur pratique sportive. Avant et après cette période, leur débit sanguin cérébral dans l’hippocampe et dans la matière grise ont été mesurés. Ils ont pu constaté qu’il avait fortement diminué, et ce, très rapidement. Cette étude a été réalisée sur des athlètes à la pratique sportive intense : en moyenne les participants couraient 59 kilomètres par semaine et réalisaient 5 entraînements hebdomadaires.

 

 

Sources

pourquoi docteur.fr

Source lexpress.fr

 

Photo by Justyn Warner on Unsplash

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